Une analyse revient positive aux légionelles sur le réseau d’eau chaude sanitaire. Il faut agir vite, mais la cause, elle, ne se corrige pas en un jour : un réseau mal équilibré, un ballon entartré ou des bras morts demandent des travaux. Entre les deux, la station de désinfection automatisée mobile, ou SDAM, permet de tenir le réseau sous contrôle.

Deux façons de désinfecter

Le choc consiste à injecter une dose massive de désinfectant dans le réseau, à la laisser agir un temps défini, puis à rincer. Il est efficace sur le moment, mais il impose de suspendre l’usage de l’eau pendant l’opération, et il ne protège pas le réseau après le rinçage. Si la cause est toujours là, les bactéries reviennent.

Le traitement continu maintient en permanence une faible quantité de désinfectant dans l’eau chaude, jusqu’aux points de puisage. C’est le rôle de la station de désinfection : elle dose le produit en continu, proportionnellement à l’eau consommée, et garde la boucle sous contrôle pendant des semaines ou des mois.

Comment se présente une station mobile

La station se pose dans la chaufferie, sur la production d’eau chaude sanitaire. Elle comprend une armoire de commande, une ou plusieurs pompes doseuses et un bac de produit. Elle est mobile au sens où elle n’est pas destinée à rester : on l’installe le temps nécessaire, puis on la retire.

Station de désinfection automatisée mobile raccordée à une production d’eau chaude sanitaire
Station raccordée à une production d’eau chaude sanitaire

Le désinfectant et sa dose sont choisis en fonction du réseau : matériaux des canalisations, volume, température, consommation. Un mauvais choix peut abîmer certaines canalisations ; c’est pourquoi la pose est toujours précédée d’un examen de l’installation.

Combien de temps la laisser en place

La durée dépend de ce qu’il reste à faire sur le réseau. Chez un bailleur social, par exemple, nous avons posé une station pour trois mois, le temps de traiter les causes de la contamination. Pendant toute la période, des analyses de contrôle vérifient que le traitement fonctionne, et le dosage est ajusté si besoin.

La station se retire quand les analyses sont redevenues bonnes et que la cause a été corrigée. La retirer avant, c’est s’exposer à un retour de la légionelle quelques semaines plus tard.

Ce que la station ne remplace pas

  • La maîtrise des températures : une eau chaude trop tiède dans la boucle reste la première cause de prolifération.
  • Les travaux sur le réseau : suppression des bras morts, équilibrage des boucles, remplacement ou détartrage des équipements encrassés.
  • Le nettoyage préalable : un réseau entartré ou couvert de biofilm protège les bactéries du désinfectant. Il faut souvent commencer par un détartrage.
  • La surveillance réglementaire : relevés de température et analyses de légionelles continuent, comme le prévoit la réglementation sur l’eau chaude sanitaire.

Le bon enchaînement

  1. Analyse positive : on sécurise les usages à risque et on appelle un spécialiste.
  2. Diagnostic du réseau, pour comprendre pourquoi la bactérie s’est développée.
  3. Désinfection : choc, station continue, ou les deux selon la situation.
  4. Travaux sur la cause.
  5. Analyses de contrôle, puis retrait de la station quand tout est revenu dans l’ordre.

En cas de résultat positif, notre page urgence légionelle donne le numéro de votre agence et les premiers gestes. Pour tout savoir sur nos traitements, consultez la page désinfection des réseaux d’eau, ou décrivez-nous votre installation.