La stérilisation par ultraviolets est une façon de désinfecter l’eau sans y ajouter de produit. On la rencontre sur des eaux de forage, dans l’industrie agroalimentaire, en sortie d’adoucisseur ou d’osmoseur, ou sur des boucles de process. Simple dans son principe, elle demande pourtant quelques conditions pour être vraiment efficace.

Le principe

L’eau traverse un réacteur, un cylindre généralement en inox, dans lequel une ou plusieurs lampes émettent des ultraviolets. Chaque lampe est protégée par une gaine en quartz, transparente aux UV. En traversant le rayonnement, les bactéries, virus et autres micro-organismes sont atteints dans leur matériel génétique : ils ne peuvent plus se reproduire.

L’efficacité dépend de la dose reçue par l’eau, c’est-à-dire de la puissance des lampes et du temps passé dans le réacteur. Le réacteur est donc dimensionné pour un débit maximal : au-delà, l’eau passe trop vite et la dose n’est plus suffisante.

Les conditions pour que ça marche

  • Une eau claire. Les particules en suspension font de l’ombre aux micro-organismes. Une eau trouble doit être filtrée avant le réacteur.
  • Une eau qui laisse passer les UV. Le fer, le manganèse ou les matières organiques absorbent le rayonnement et réduisent la dose. C’est l’une des premières choses à vérifier par une analyse de l’eau avant de dimensionner l’appareil.
  • Une gaine propre. Une eau dure dépose du tartre sur la gaine en quartz, qui devient opaque. Sur une eau calcaire, un adoucisseur en amont est souvent nécessaire.
  • Des matériaux adaptés. Sur une eau destinée à la consommation humaine, le réacteur doit disposer d’une attestation de conformité sanitaire (ACS) pour les matériaux au contact de l’eau.

Sa grande limite : aucun effet rémanent

Les UV désinfectent l’eau au moment où elle traverse le réacteur, et seulement à ce moment-là. Rien ne reste dans l’eau ensuite. Si le réseau en aval est contaminé, ou si l’eau stagne dans un réservoir après le réacteur, les bactéries peuvent se développer de nouveau.

C’est pourquoi l’UV est souvent associé à un autre traitement. Chez un industriel de l’agroalimentaire, nous avons installé un réacteur UV DN 150, conforme ACS, sur une eau de forage, en complément d’une chloration en aval : l’UV assure la désinfection, la chloration protège le réseau de distribution.

L’entretien d’un réacteur UV

  • Les lampes perdent de la puissance avec le temps, même si elles continuent d’éclairer. Elles se remplacent selon la durée de vie indiquée par le fabricant, en général une fois par an sur un appareil qui fonctionne en continu.
  • Les gaines en quartz se nettoient régulièrement pour retirer le tartre et les dépôts, et se remplacent si elles sont rayées ou ternies.
  • Le capteur d’intensité, quand l’appareil en possède un, se vérifie : c’est lui qui alerte quand la dose devient insuffisante.
  • Des analyses en sortie confirment que la désinfection est toujours assurée.

Un réacteur qui n’est plus entretenu continue de fonctionner en apparence, lampe allumée, alors qu’il ne désinfecte plus correctement. C’est le principal piège de ce type d’appareil.

Faire le bon choix

Avant de poser un réacteur UV, il faut connaître l’eau à traiter, le débit réel et l’usage de l’eau en aval. Nos équipes dimensionnent, installent et entretiennent les stérilisateurs UV dans le cadre de notre service préventif et SAV, et les associent si besoin à une désinfection du réseau. Parlez-nous de votre projet.