Le clarificateur : une installation clé pour des économies durables

Matériels & produits

Le clarificateur, parfois appelé pot à boue, est de plus en plus utilisé : il permet des économies substantielles sur la facture de chauffage et sur l’entretien des installations de chauffage ou de refroidissement des bâtiments tertiaires, industriels et collectifs.

Qu’est-ce que l’embouage ?

Des boues qui colmatent, isolent et usent

L’embouage des installations de chauffage ou de refroidissement est un problème récurrent. Les corrosions, sous différentes formes selon les matériaux en présence, forment des boues d’oxydes de fer, de matières organiques et bactériennes qui s’accumulent dans les tuyaux et les émetteurs.

Elles colmatent progressivement les circuits, font chuter la performance thermique, créent des difficultés circulatoires, déséquilibrent les flux hydrauliques et augmentent les pertes de charge. Abrasives, elles précipitent l’usure des circulateurs, des vannes et des tuyaux, et exposent les générateurs (chaudières, échangeurs) à des ruptures mécaniques.

Clarificateur raccordé en débit total dans une chaufferie

Le principe

Raccordé sur le retour, juste avant le générateur

Le clarificateur retient les particules contenues dans le fluide avant qu’elles n’encrassent le générateur. Il associe trois actions : la décantation par effet vortex, un média filtrant qui arrête les particules solides, et un champ magnétique qui capture les oxydes de fer.

Pour un investissement maîtrisé, vous vous prémunissez de nombreux désagréments : la rentabilité est vite assurée par les économies de chauffage et la diminution des coûts d’entretien.

  • À poser après un désembouage, pour repartir sur de bonnes bases
  • Résistant à la corrosion, très durable
  • Modèle recommandé et installé par nos experts

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande le plus souvent

Clarificateur ou pot à boue : est-ce la même chose ?

Le terme « pot à boue » désigne à l’origine un simple décanteur, qui retient les particules les plus lourdes par perte de vitesse. Un clarificateur combine la décantation, un média filtrant et un champ magnétique : il retient aussi les boues fines, que la décantation seule laisse passer.

Faut-il désembouer avant de poser un clarificateur ?

Oui, dès que le réseau est chargé. Le clarificateur retient ce qui circule, il ne décolle pas les dépôts déjà fixés aux parois. Sur un réseau embouché, on désemboue d’abord, puis on pose l’appareil pour que le résultat tienne dans le temps.

Où se pose-t-il sur l’installation ?

Sur le retour, avant le générateur et de préférence avant la pompe, pour protéger les organes les plus coûteux. Il se monte en débit total, avec ou sans by-pass, ou en dérivation selon la configuration.

Quel entretien demande-t-il ?

Une purge des boues par la vidange du fond, puis un nettoyage du média filtrant et des chicanes magnétiques. La fréquence dépend de l’état du réseau : de deux fois par an à une fois par an sur une installation stabilisée. Avec un by-pass, l’opération se fait sans arrêter le chauffage.

Comment se calcule sa rentabilité ?

Sur trois postes : l’énergie économisée quand les échanges thermiques sont rétablis, les désembouages évités, et la durée de vie des générateurs, pompes et vannes. Nos équipes font l’estimation à partir de votre installation.

Pourquoi le champ magnétique

Capter aussi les boues les plus fines

Une filtration par simple décantation ou par tamis ne retient que les particules assez grosses et assez lourdes. Or l’embouage commence par des boues très fines : les topomagnétites, dont le diamètre apparent est souvent inférieur à 10 µm, passent au travers.

Le champ magnétique du clarificateur les capture dès le premier passage. La combinaison des trois actions évite durablement les frais de désembouage, à condition d’un entretien régulier pour conserver l’efficacité et ne pas altérer le débit.

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