Dans les rénovations de chaufferies, la pompe à chaleur remplace de plus en plus souvent la chaudière, seule ou en relève. Elle est en général raccordée sur le réseau existant : mêmes canalisations, mêmes radiateurs ou même plancher chauffant, et surtout même eau. Or une pompe à chaleur est bien plus sensible que la chaudière qu’elle remplace à l’état de cette eau.

Ce qui change avec une pompe à chaleur

Une chaudière chauffe l’eau dans un corps de chauffe aux passages assez larges. Une pompe à chaleur transmet la chaleur au circuit par un échangeur à plaques, le condenseur, dont les canaux sont étroits. Elle a aussi besoin d’un débit d’eau régulier pour fonctionner : l’écart de température entre le départ et le retour est faible, et c’est le débit qui transporte la chaleur.

Deux conséquences :

  • les boues et les oxydes de fer présents dans un ancien réseau se déposent dans les canaux de l’échangeur, qui s’encrasse et échange moins bien ;
  • la moindre baisse de débit, due à un échangeur ou à un filtre colmaté, se voit tout de suite dans le fonctionnement de la machine.

Les signes d’un circuit qui gêne la pompe à chaleur

  • Des mises en sécurité répétées : défaut de débit, haute pression, arrêt de la machine en pleine période de chauffe.
  • Un filtre d’entrée à nettoyer sans cesse. Le filtre placé devant la machine protège l’échangeur, mais s’il se colmate en quelques semaines, c’est que le réseau relâche des boues en permanence.
  • Un rendement plus faible que prévu : la machine tourne plus longtemps pour la même chaleur, la consommation électrique dépasse l’étude.
  • Des émetteurs qui chauffent mal, déjà présents avant la pompe à chaleur et que la basse température rend plus visibles.

Sur un réseau qui travaille à basse température, une autre cause existe : à 30 ou 40 °C, des bactéries peuvent se développer dans l’eau du circuit et former un dépôt gras, le biofilm, qui colle aux parois et retient les boues. On le rencontre surtout dans les planchers chauffants, où l’eau circule lentement.

Préparer le circuit avant de raccorder la machine

Le bon moment pour s’occuper de l’eau, c’est avant la mise en service. Une fois la pompe à chaleur encrassée, il faut nettoyer à la fois le réseau et l’échangeur.

  1. Analyser l’eau du réseau existant : teneur en fer, matières en suspension, dureté, pH, présence de bactéries. Une analyse d’eau dit si le réseau peut être raccordé tel quel ou s’il doit d’abord être nettoyé.
  2. Désembouer si nécessaire, avant de raccorder la pompe à chaleur ou en isolant la machine pendant l’opération. Un désembouage retire les boues accumulées pendant des années de fonctionnement avec la chaudière.
  3. Remplir avec une eau traitée. Les fabricants fixent dans leurs notices les caractéristiques de l’eau du circuit : dureté, pH, parfois conductivité. Les respecter conditionne souvent la garantie de la machine.
  4. Protéger le circuit avec un inhibiteur de corrosion compatible avec les métaux présents, et un clarificateur magnétique sur le retour, en amont de la machine. Le clarificateur capte en continu les oxydes de fer que le filtre d’entrée laisserait passer ou qui le colmateraient.
  5. Équilibrer le réseau, pour que chaque émetteur reçoive le débit prévu à basse température. Voir notre article sur l’équilibrage hydraulique.

Et quand la pompe à chaleur est déjà installée ?

Si les mises en sécurité se multiplient, on commence par une analyse de l’eau et un contrôle du filtre et de l’échangeur. Selon les résultats, on procède à un désembouage du réseau, au nettoyage chimique de l’échangeur à plaques, puis à la pose d’un clarificateur et à la remise à niveau du traitement. Le suivi se fait ensuite par des analyses régulières, dans le cadre d’un contrat d’entretien.

Notre accompagnement

Nos équipes interviennent avant la mise en service d’une pompe à chaleur, pour préparer le réseau, ou après, quand la machine montre des signes de fatigue. Nos clarificateurs Magline sont fabriqués sur mesure pour s’adapter au débit et au diamètre de votre installation. Parlez-nous de votre projet.