Une analyse d’eau coûte peu et évite souvent des travaux lourds. C’est le seul moyen de savoir ce qui se passe à l’intérieur d’un réseau sans l’ouvrir. Encore faut-il savoir ce que les résultats veulent dire.

Pourquoi analyser, même quand tout va bien

Une installation qui fonctionne peut déjà être en train de s’abîmer. La corrosion, l’entartrage et l’accumulation de boues sont des phénomènes lents : quand les symptômes apparaissent, radiateurs froids, échangeur bouché, fuite, le mal est fait depuis longtemps.

Une analyse régulière sert à trois choses : vérifier que le traitement en place fait son travail, repérer une dérive au moment où elle est encore facile à corriger, et disposer d’un historique. C’est cet historique qui permet de dire si une valeur est normale pour votre installation ou si elle est en train de bouger.

Ce que racontent les principaux paramètres

  • Le pH indique si l’eau est acide ou basique. Une eau trop acide attaque les métaux, une eau trop basique favorise les dépôts.
  • La dureté, ou TH, mesure le calcium et le magnésium. C’est ce qui donne le tartre dans les échangeurs et les ballons.
  • Le TAC traduit la capacité de l’eau à résister aux variations de pH. Un TAC faible annonce une eau instable, donc corrosive.
  • La conductivité donne une idée de la quantité de sels dissous. Une hausse soudaine signale souvent un appoint d’eau anormal, donc une fuite.
  • Le fer est le grand indicateur des circuits fermés : s’il monte, le réseau se corrode et fabrique des boues.
  • Le chlore libre et total concerne les réseaux d’eau sanitaire et les circuits ouverts. Trop peu, la désinfection ne tient pas ; trop, l’eau devient agressive pour les canalisations.
  • La turbidité et l’aspect disent en une seconde si l’eau transporte des particules.

Aucun de ces chiffres ne se lit seul. C’est leur combinaison, et surtout leur évolution, qui donne le diagnostic. Un fer élevé avec un TH qui baisse ne raconte pas la même histoire qu’un fer élevé après un appoint d’eau important.

Comment se déroule un prélèvement

Un prélèvement utile suit toujours les mêmes règles : un point représentatif du circuit, un flaconnage propre et adapté au paramètre recherché, une purge suffisante avant de remplir, et un étiquetage précis, avec la date, l’heure, le point de prélèvement et la température relevée.

L’échantillon part ensuite au laboratoire dans un délai court, au frais. Une analyse faite sur un échantillon mal prélevé ou resté deux jours dans un véhicule ne vaut rien, et peut même conduire à une décision à contresens.

Notre laboratoire, et ce qui est confié à un partenaire

Aquaged dispose de son propre laboratoire pour les analyses physico-chimiques : pH, dureté, TAC, conductivité, fer, chlore, turbidité. Travailler en interne nous fait gagner du temps entre le prélèvement et le résultat, donc entre le constat et l’intervention.

Les analyses bactériologiques, dont la recherche de légionelles, sont réalisées par un laboratoire partenaire spécialisé. Les résultats sont ensuite repris avec vous dans le même rapport que le reste, pour éviter d’avoir à recouper plusieurs documents.

À quelle fréquence analyser

Il n’y a pas de règle unique, mais quelques repères de bon sens :

  • Circuits fermés de chauffage ou d’eau glacée : au moins une fois par an, et systématiquement après un désembouage, un remplissage ou une intervention importante.
  • Eau chaude sanitaire : selon le type d’établissement, avec le suivi des températures qui va avec. Les obligations liées à la légionelle imposent leur propre calendrier.
  • Circuits ouverts, tours aéroréfrigérantes, process : suivi rapproché, car l’eau s’y concentre et s’y contamine beaucoup plus vite.

Dans un contrat de suivi, ces prélèvements sont planifiés, et chaque résultat est comparé au précédent plutôt que lu isolément.

Ce que nous faisons du résultat

Un rapport d’analyse qui se contente d’aligner des chiffres ne sert à personne. Le nôtre indique ce qui est conforme, ce qui dérive, ce que cela risque de provoquer et ce que nous recommandons : ajustement du traitement, désembouage, détartrage, ou simple surveillance renforcée.

Demandez une analyse et nous conviendrons ensemble des points de prélèvement.

Sources